Que faire à Copenhague avec enfants : notre voyage en famille entre vélos-cargos et Tivoli
Arrivée à Copenhague avec des enfants, premiers tours de métro et de vélos-cargos
Le soir de notre arrivée à Copenhague, les enfants ont découvert la ville debout derrière la vitre du métro automatique, collés à la première rangée comme s’ils « conduisaient » la rame. Au-dessus des toits, un ciel encore clair malgré l’heure tardive, aucun coup de klaxon, et partout des vélos alignés le long des façades. Après une journée de trajet, ce calme presque irréel a donné le ton du séjour.
Nous avons passé quatre jours sur place avec deux enfants d’âge primaire, au cœur de l’été, en logeant à Vesterbro, à dix minutes à pied des jardins de Tivoli et de la gare centrale. Assez longtemps pour tester le vélo-cargo plutôt que la poussette, mesurer l’effet des aires de jeux sur la fatigue de fin de journée, et vérifier si la ville tient vraiment ses promesses de « paradis pour familles ».
Copenhague n’est ni une carte postale figée, ni un parc d’attractions géant. La ville alterne moments de grâce, un manège en bois à Tivoli sans file d’attente, un goûter au bord des canaux, une bibliothèque transformée en terrain d’aventures, et petites frictions bien réelles : prix des restaurants, météo capricieuse, musées parfois trop ambitieux après une matinée déjà chargée.
Ce voyage a surtout posé une question simple : à quoi ressemble une capitale européenne quand elle est vraiment pensée pour les enfants, sans que les parents aient à tout porter sur leurs épaules ?
Au fil de ces quatre jours, certaines évidences se sont imposées :
- Ralentir le rythme change tout : un seul « gros » lieu par demi-journée, complété par un parc, une aire de jeux ou une bibliothèque.
- Les transports publics et le vélo-cargo deviennent des expériences en soi, pas seulement des moyens de déplacement.
- Quelques choix bien pensés, quartier, type de logement, titres de transport, font la différence entre un city-trip épuisant et un séjour étonnamment doux.
Avant de partir, nous nous demandions vraiment que faire à Copenhague avec enfants sans finir épuisés, et si cette capitale nordique tenait sa réputation de ville facile à vivre en famille. Ce séjour a apporté des réponses très concrètes.
Pourquoi Copenhague soulage les parents : le “confort scandinave” en pratique
Très vite, une impression s’est imposée : à Copenhague, tout semble conçu pour que les familles circulent sans avoir à se battre à chaque coin de rue. Les trottoirs sont larges, les voitures étonnamment discrètes, les pistes cyclables surélevées dessinent un second réseau au-dessus de la circulation. On a passé beaucoup plus de temps à observer la ville qu’à chercher par où passer avec les enfants.
Le métro automatique a joué un rôle important dans ce sentiment de logistique fluide. Les enfants ont vite transformé chaque trajet en jeu, réclamant la “place du conducteur” à l’avant de la rame, comptant les stations, guettant les vélos-cargos depuis la vitre. De notre côté, le simple fait de ne presque jamais porter une valise ou une poussette dans des escaliers a changé la donne : ascenseurs systématiques, accès plats, correspondances courtes.
Sur l’eau, les bateaux-bus jaunes ont apporté une autre forme de confort. Traverser le port pour rejoindre un marché de street food ou un nouveau quartier n’a demandé ni grande préparation, ni billet spécial, ni compromis compliqué. Les enfants voyaient ça comme une mini-croisière, nous comme une façon douce de relier deux points de la journée sans rajouter d’effort. C’est ce mélange de simplicité et de plaisir qui a souvent désamorcé les débuts de fatigue.
Dans la rue, les vélos-cargos racontent aussi quelque chose de la vie quotidienne. En quelques heures, on s’est habitués à voir des caisses remplies de combinaisons, de sacs de courses, de doudous et de casques colorés. Quand est venu notre tour de louer un vélo-cargo, l’appréhension a vite laissé place à une forme d’évidence : les enfants bien installés à l’avant, ceinturés, loin des pots d’échappement, nous derrière à un rythme tranquille sur une piste dédiée. La ville, tout à coup, devenait un grand plateau facile à parcourir, sans embouteillages ni demi-tours paniqués.
Ce qui change vraiment la vie avec des enfants à Copenhague
- Des trajets qui comptent moins sur la force des parents : ascenseurs, rampes, correspondances simples.
- Des transports qui amusent autant qu’ils déplacent : métro automatique, bateaux-bus, vélos-cargos.
- Une ville qui laisse de la place aux enfants : trottoirs larges, aires de jeux fréquentes, circulation apaisée.
- Un environnement indulgent : rires, petites crises et siestes improvisées semblent faire partie du décor.
Ce “confort scandinave” n’efface ni la météo changeante, ni les additions salées des restaurants, ni les journées un peu trop ambitieuses. Mais il offre un socle rassurant sur lequel construire un séjour : on peut se concentrer sur l’essentiel ; que faire à Copenhague avec enfants, sans finir chaque journée sur les rotules.
Que faire à Copenhague avec enfants : ce qui a vraiment marché pour nous
Sur ces quatre jours à Copenhague avec enfants, nous avons pris le parti de ne jamais empiler plus d’un “grand” temps fort par demi-journée. Ce choix a guidé tout ce que nous avons décidé de faire : mieux vaut quelques expériences vraiment vécues que la course à la liste des incontournables.
Tivoli avec enfants : la magie des manèges en bois… et la réalité du budget
Nous avons attendu le deuxième jour pour franchir les portes des jardins de Tivoli. En arrivant à l’ouverture, les enfants ont découvert un parc qui ressemble moins à un parc d’attractions classique qu’à un décor de film ancien : allées bordées de lampions, façades rétro, montagnes russes en bois qui grincent juste ce qu’il faut, manèges qui tournent au milieu des massifs de fleurs. Il faisait encore frais, les allées étaient presque vides, et on a eu l’impression, pendant une heure, d’avoir le parc pour nous.
Avec des enfants d’âge primaire, Tivoli est un mélange très réussi de sensations douces et de moments contemplatifs. Les plus jeunes trouvent sans peine des manèges accessibles, les plus grands peuvent déjà tester quelques attractions plus impressionnantes. On a alterné entre manèges en famille, tours “de grands” pour l’aîné et pauses sur les bancs à observer les cygnes sur le bassin. Le parc n’est pas immense, ce qui évite d’avoir l’impression de passer la journée à courir d’une extrémité à l’autre.
En revanche, le budget grimpe vite si l’on ne prépare pas un minimum sa visite. Entre le prix d’entrée, les bracelets pour accéder aux manèges et les collations sur place, la journée peut se transformer en trou noir financier. Pour garder la magie sans mauvaise surprise, nous avons choisi de :
- venir dès l’ouverture pour profiter des attractions les plus demandées quand il y a peu de monde ;
- limiter les “extras” sur place (gaufres, souvenirs) en prévoyant un goûter simple dans le sac ;
- accepter d’avance que ce serait la grosse dépense du séjour, et adapter le reste du budget en conséquence.
Malgré le prix, nous ne regrettons pas ce choix : la soirée à Tivoli, avec les lumières allumées, les manèges en bois qui se détachent sur le ciel et les enfants qui n’en reviennent pas d’être encore dehors à cette heure-là, reste l’un des souvenirs les plus intenses de ces quatre jours.
Balades sur l’eau : Nyhavn, canaux et bateaux-bus
Le deuxième “grand moment” du séjour s’est joué sur l’eau. Après plusieurs heures à marcher dans les rues du centre, nous avons rejoint les quais colorés de Nyhavn pour une balade en bateau sur les canaux. Les maisons étroites, les voiliers amarrés, les terrasses déjà animées ont immédiatement accroché le regard des enfants. Une fois assis dans le bateau, la simple sensation de glisser au ras de l’eau a suffi à les calmer.
Cette promenade a permis de voir la ville sous un autre angle : passages sous les ponts, vues sur l’Opéra et sur la Petite Sirène, silhouettes de vélos-cargos qui traversent les ponts. Les commentaires, parfois un peu denses, ont surtout servi de fond sonore ; pour les enfants, l’essentiel était d’être dehors, de pointer les bateaux, de repérer “notre” quartier depuis l’eau.
Au quotidien, les bateaux-bus qui traversent le port ont complété ce tableau. Utilisés comme de simples transports en commun, ils ont pourtant été vécus comme de petites excursions : traverser pour rejoindre un marché de street food, rentrer “par le bateau” au lieu du bus, monter avec la poussette sans procédure compliquée. À chaque fois, ce choix a transformé un déplacement en parenthèse agréable, à un moment de la journée où l’énergie commençait à baisser.
Aires de jeux et parcs : nos meilleurs “sas de décompression”
Si les manèges de Tivoli et les balades en bateau ont marqué les enfants, ce sont les parcs et les aires de jeux qui ont sauvé nos fins de journées. À Copenhague, on a l’impression qu’à chaque grande portion de trottoir correspond quelque part une structure en bois, un toboggan ou un terrain d’aventures. Après un musée ou une visite un peu dense, proposer “un tour au parc” suffisait à relancer la machine.
Nous avons particulièrement apprécié les aires de jeux de Fælledparken, au nord de la ville. Le “Traffic Playground”, sorte de mini-ville avec des pistes cyclables à taille d’enfant, des feux, des panneaux et des virages serrés, a été un énorme succès : les enfants pouvaient y apprendre les réflexes du vélo en ville sans croiser une seule voiture. Pendant ce temps, nous pouvions nous poser sur un banc, observer de loin, sans avoir à intervenir toutes les deux minutes.
Autre coup de cœur, plus insolite : Konditaget Lüders, une aire de jeux et de sport perchée sur le toit d’un parking à Nordhavn. On y accède par un escalier ou un ascenseur, et on découvre en haut un grand plateau rouge avec filets, structures à escalader, paniers de basket et vue dégagée sur le port. Les enfants ont adoré l’impression de courir “au-dessus” de la ville, pendant que nous profitions de la lumière et du panorama.
Pourquoi ces pauses comptent autant
- Décharger la journée : après un musée ou une visite guidée, un parc permet de lâcher la pression.
- Gérer l’énergie : mieux vaut un quart d’heure de toboggan qu’une demi-heure de négociations dans une file d’attente.
- Préserver les parents : pouvoir souffler sur un banc, café à la main, pendant que les enfants jouent en sécurité.
Ces “sas de décompression” ont tellement bien fonctionné qu’ils sont devenus un réflexe dans nos autres voyages en famille, qu’il s’agisse d’un séjour urbain ou d’un road trip plus nature.
Si ce besoin d’alternance entre visites et moments de jeu te parle, tu retrouveras ce même équilibre entre grandes étapes et pauses nature dans notre récit de voyage en famille au Canada.
Musées et lieux calmes qui parlent aux enfants
À Copenhague, nous avons découvert que les musées ne sont pas forcément synonymes d’ennui pour les plus jeunes. Au Nationalmuseet, la section dédiée aux enfants propose des espaces où l’on peut toucher, grimper, se déguiser plutôt que de simplement lire des cartels. Les enfants ont adoré enfiler des costumes de Viking, manipuler des objets du quotidien d’autrefois et se glisser dans une salle de classe reconstituée.
Plutôt que d’enchaîner les salles, nous avons volontairement limité le temps passé sur place, en ciblant ce qui leur parlait le plus. Une heure et demie bien remplie vaut mieux qu’une demi-journée où l’on finit par tirer tout le monde par la manche. À la sortie, une courte marche vers un parc ou une aire de jeux a permis de digérer ce qu’ils avaient vu sans saturer.
Les moments les plus reposants ont parfois eu lieu loin des grandes attractions, dans des lieux comme une bibliothèque de quartier ou un café calme. Un après-midi de pluie, nous avons passé plus d’une heure à l’intérieur d’un grand espace de lecture, les enfants installés dans des coussins avec des livres illustrés, nous avec un café et quelques pages de lecture. Ce genre de parenthèse, qui ne figure dans aucun top 10, a autant compté que les visites “incontournables”.
Dormir à Copenhague en famille : nos nuits à Vesterbro et ce qu’on éviterait
Vesterbro : une base vivante à dix minutes de Tivoli
Nous avons choisi de poser nos valises à Vesterbro, à une dizaine de minutes à pied de la gare centrale et des jardins de Tivoli. Ancien quartier populaire en pleine transformation, c’est aujourd’hui un mélange de cafés, de petites boutiques, de rues résidentielles et de parcs discrets derrière de hauts murs. Le matin, on croise des poussettes et des vélos-cargos devant les vitrines ; le soir, les terrasses se remplissent sans jamais devenir oppressantes.
Pour un séjour en famille, ce choix s’est révélé très confortable. Partir à pied pour rejoindre Tivoli, revenir facilement pour une sieste ou un temps calme à l’appartement, descendre acheter du pain ou des pâtes au supermarché du coin : tout se faisait sans transports compliqués. Les enfants se sont rapidement sentis “chez eux” dans la rue, en reconnaissant les façades, les graffs, le petit parc de quartier où nous finissions souvent la journée.
Nous avons opté pour un appartement loué à la semaine, avec une cuisine et deux chambres, dans une fourchette de prix comparable à une chambre familiale d’hôtel en centre-ville. Pouvoir cuisiner le soir, préparer un petit déjeuner simple et étaler les affaires a largement compensé l’absence de services hôteliers. Sur un séjour de quatre jours, cette autonomie a aussi aidé à contenir le budget déjà bien entamé par les restaurants et les activités.
Vesterbro en famille, ce qu’on a apprécié
- La proximité avec la gare et Tivoli, sans être coincés dans la foule du centre.
- Les commerces du quotidien : supermarchés, boulangeries, cafés accessibles à pied.
- Les parcs de quartier comme Skydebanehaven, parfaits pour une dernière énergie avant le dîner.
Østerbro et Frederiksberg : quand viser plus vert et plus calme
En se promenant dans d’autres parties de la ville, on a imaginé ce que pourrait donner un prochain séjour dans des quartiers comme Østerbro ou Frederiksberg. Østerbro, avec ses avenues larges, ses immeubles élégants et le vaste Fælledparken, ressemble à un grand village chic où les familles circulent entre parcs et cafés tranquilles. On s’y verrait bien avec des enfants plus jeunes, qui ont besoin de siestes longues et de grands espaces pour jouer.
Frederiksberg, municipalité enclavée dans la ville, mélange grands jardins, vues sur le Zoo et rues animées comme Værnedamsvej, surnommée “le petit Paris”. C’est une option idéale pour ceux qui aiment démarrer la journée par un tour au parc, avant de rejoindre le centre en métro pour les visites.
Pourquoi nous éviterions de dormir en plein Indre By avec des enfants
Indre By, le centre historique, est superbe à parcourir à pied, de Strøget à Nyhavn en passant par les ruelles pavées. En revanche, nous n’avons pas eu envie d’y dormir avec les enfants. Entre le bruit le soir, les prix plus élevés, la difficulté à trouver des supermarchés abordables et les foules dans certaines rues, l’idée d’y rentrer après une journée de visites nous séduisait peu.
Pour nous, l’équilibre idéal était de pouvoir rejoindre facilement le centre à pied ou en quelques stations de métro, tout en retrouvant un quartier plus calme pour la soirée, avec des commerces de proximité fiables. C’est ce que Vesterbro a offert sur ce premier séjour, et ce que nous chercherions à retrouver dans un autre quartier si nous revenions, quel que soit le point de chute choisi.
Se déplacer à Copenhague avec enfants : vélo-cargo, métro automatique et bateaux-bus
Le jour où on a troqué la poussette pour un vélo-cargo
Louper l’occasion de tester un vélo-cargo à Copenhague aurait laissé un goût d’inachevé. Après avoir observé pendant un jour ou deux le ballet des familles installant enfants, sacs et couvertures dans ces grandes caisses à l’avant, on a fini par se lancer. Le loueur nous a réglé la selle, montré comment freiner, tourner large, attacher les ceintures, puis nous a laissés partir dans la rue, avec une confiance qui nous a presque plus impressionnés que le vélo lui-même.
Les premiers mètres ont été hésitants, mais les pistes cyclables séparées de la circulation automobile ont vite dissipé la peur de “faire n’importe quoi”. Les enfants, bien calés à l’avant avec leurs casques, avaient une vue panoramique sur la ville. De notre côté, pédaler à rythme tranquille en suivant le flot des autres vélos est devenu une façon très douce de relier un parc, un musée, un marché de street food, sans avoir à regarder des horaires de bus ou à plier une poussette à chaque montée.
Sur un séjour de quatre jours, louer un vélo-cargo n’est pas indispensable, mais cette expérience a profondément marqué les enfants. Ils en parlent encore comme “le moment où on habitait Copenhague pour de vrai”, peut-être parce que, le temps d’une journée, on a emprunté le même geste que les familles locales. Côté budget, il faut compter une quarantaine d’euros par jour en moyenne, ce qui peut vite peser sur l’enveloppe globale. Nous avons donc préféré concentrer cette dépense sur une seule journée bien choisie : météo clémente, moins de visites programmées, envie de se laisser porter.
Métro et trains : des trajets qui amusent autant qu’ils transportent
Au-delà du vélo-cargo, les transports publics ont été de précieux alliés. Le métro automatique, déjà évoqué à l’arrivée, a gardé son statut de “manège gratuit” tout au long du séjour. À chaque trajet, la même rengaine : course jusqu’à la première rame, place à l’avant, commentaires en continu sur les tunnels, les stations, les vélos aperçus au-dessus. Ce simple plaisir a transformé des liaisons potentiellement pénibles (après une longue visite, par exemple) en moment attendu.
Pour les trajets un peu plus longs, notamment si l’on prévoit une échappée à Roskilde ou ailleurs, les trains régionaux fonctionnent avec la même logique simple : quais accessibles, affichages lisibles, contrôles bienveillants. Le fait que les enfants voyagent souvent gratuitement lorsqu’ils sont accompagnés d’un adulte détenteur d’un titre valide allège sensiblement le budget transports et la charge mentale liée aux billets.
Bateaux-bus : de petits bouts de croisière dans le quotidien
Les bateaux-bus ont été notre secret pour rendre les fins de journée plus légères. Plutôt que de reprendre systématiquement le métro ou le bus, nous avons parfois choisi de traverser le port en bateau jaune. Monter à bord avec une poussette ou un vélo ne demande pas de gymnastique particulière, et le trajet permet de s’asseoir, de respirer, de regarder la ville se refléter dans l’eau. Pour les enfants, c’était un bonus : “on rentre en bateau” devenait un argument imbattable quand les jambes commençaient à traîner.
Se déplacer en famille à Copenhague : ce qui a le mieux fonctionné pour nous
- Vélo-cargo pour une journée : sensation de liberté, immersion dans la vie locale, mais à réserver au jour où tout le monde est en forme.
- Métro automatique : idéal pour enchaîner les quartiers sans se fatiguer, tout en amusant les enfants.
- Bateaux-bus : parfaits pour transformer un retour en petite croisière et offrir une pause assise aux parents.
Sur ce séjour, nous avons volontairement limité les options de transport à ces quelques modes, plutôt que de multiplier les solutions. Ce choix de simplicité a permis de garder en tête moins de règles, moins d’horaires, et de laisser les enfants reconnaître les trajets, les stations, les embarcadères au fil des jours.
Voyager à Copenhague avec des enfants de 6 à 10 ans : nos conseils sans filtre
Le bon rythme pour tenir 4 jours
Avec deux enfants d’âge primaire, le principal défi n’a pas été de trouver quoi faire, mais de ne pas en faire trop. La tentation est grande de vouloir caser tous les “incontournables” en quelques jours ; c’est précisément ce qui transforme un séjour prometteur en marathon épuisant. À Copenhague, nous avons trouvé un équilibre qui nous a bien convenu : un “gros” temps fort par demi-journée, complété par un parc, une aire de jeux ou un moment calme en intérieur.
Concrètement, cela donnait par exemple : matinée au Nationalmuseet, déjeuner simple, puis après-midi au parc ou sur un rooftop ludique comme Konditaget Lüders ; ou bien balade en bateau sur les canaux, retour à l’appartement pour un temps calme, puis passage dans un parc de quartier avant le dîner. Ce découpage laisse de la place aux imprévus, aux siestes courtes, aux petites crises de fatigue, sans que tout le programme s’effondre.
Âge, fatigue et choix des activités
Avec des enfants entre 6 et 10 ans, certains arbitrages se font plus facilement. Les manèges les plus extrêmes de Tivoli, par exemple, ne sont pas essentiels pour profiter du parc ; les attractions intermédiaires et les espaces à observer suffisent largement à créer un souvenir fort. Côté musées, viser ceux qui proposent de vrais espaces interactifs plutôt qu’une succession de vitrines fait une grande différence.
Inversement, certains lieux très photogéniques peuvent décevoir si l’on s’y rend “par devoir” après une journée déjà bien remplie. Une promenade jusqu’à la Petite Sirène ou une longue flânerie dans les rues commerçantes peut perdre tout intérêt si l’énergie des enfants est au plus bas. Dans ce cas, mieux vaut parfois renoncer à un site attendu pour préserver l’ambiance générale du séjour.
Ce qu’on referait, ce qu’on éviterait
Ce que nous referions volontiers
- Arriver tôt à Tivoli pour profiter des manèges en bois avant l’affluence.
- Prévoir au moins une traversée en bateaux-bus par jour, ne serait-ce que pour le plaisir de la pause sur l’eau.
- Prévoir chaque jour au moins un passage au parc ou sur une aire de jeux, pas seulement “si on a le temps”.
- Choisir un quartier comme Vesterbro, qui permet de rentrer facilement pour une sieste ou un temps calme.
Ce que nous éviterions la prochaine fois
- Empiler deux grosses visites culturelles la même journée.
- Programmer une longue marche en fin de journée après Tivoli ou un musée dense.
- Sous-estimer le coût des repas du soir au restaurant : mieux vaut alterner avec des dîners simples à l’appartement.
Infos pratiques – Copenhague avec enfants de 6 à 10 ans
- Période du voyage : été (journées longues, météo changeante mais agréable).
- Profil : famille avec deux enfants d’âge primaire, prêts à marcher un peu chaque jour.
- Durée : 4 jours sur place, sans voiture.
- Type d’hébergement : appartement avec cuisine à Vesterbro, accessible à pied depuis la gare.
- Rythme conseillé : 1 grande activité par demi-journée, complétée par un parc, une aire de jeux ou un lieu calme.
- Période idéale selon nous : fin du printemps ou été, en acceptant la météo parfois capricieuse et quelques averses.
Sur le plan financier, un séjour de quatre jours à Copenhague avec deux enfants reste un investissement : même en alternant repas cuisinés à l’appartement et quelques restaurants, il faut prévoir un budget global conséquent pour l’hébergement, les activités payantes comme Tivoli et, éventuellement, une journée de vélo-cargo. Mieux vaut l’assumer dès le départ, en concentrant les grosses dépenses sur quelques moments choisis plutôt qu’en étalant de petites frustrations tout au long du voyage.
Avec ce cadre en tête, le séjour à Copenhague se transforme moins en course aux “must-see” qu’en enchaînement de moments à taille humaine. La ville offre tout ce qu’il faut pour occuper des journées entières, mais c’est en laissant des vides dans le programme que la magie opère vraiment : un vélo-cargo emprunté à la dernière minute, un parc découvert par hasard, une bibliothèque trouvée en cherchant simplement un refuge contre la pluie.
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Copenhague en famille : quand ce voyage a vraiment du sens
Après ces quatre jours à Copenhague, une chose nous paraît claire : cette ville est une très belle idée si l’on cherche un séjour où la logistique ne prend pas toute la place. La combinaison transports fluides, distances raisonnables, parcs omniprésents et accueil globalement bienveillant envers les enfants crée un terrain de jeu assez unique pour un premier city-trip en famille.
Copenhague a particulièrement du sens si tu aimes marcher à un rythme tranquille, alterner visites et moments de jeu, et si tu es prêt à assumer un budget un peu plus élevé que dans d’autres capitales européennes en échange de ce confort. C’est aussi une destination qui parle bien aux enfants curieux du quotidien ailleurs : observer les vélos-cargos, tester un métro automatique, entrer dans une bibliothèque inconnue, goûter un smørrebrød en bord de canal.
À l’inverse, si tu rêves avant tout de grandes plages, de chaleur garantie et de longues journées à ne rien faire, Copenhague n’est peut-être pas la meilleure option pour l’instant. Le coût de la vie, la météo parfois capricieuse et le côté très urbain du séjour peuvent peser si ce n’est pas ce que tu cherches. Il sera toujours temps d’y revenir plus tard, quand l’envie d’une capitale à hauteur d’enfant se fera sentir.
Ce récit est un instantané, à un moment précis, avec deux enfants d’un certain âge, au cœur de l’été. D’autres familles vivront la ville différemment ; ce qui compte, au fond, est de voir si tu te reconnais dans ce rythme-là. Si c’est le cas, Copenhague a de grandes chances de devenir, pour toi aussi, une ville où l’on se surprend à se dire qu’un voyage avec enfants peut vraiment être plus simple qu’on ne l’imaginait.

