Visiter la Toscane en 7 jours : notre road trip en famille
La première image qui nous revient de ce voyage en Toscane, ce n’est pas une carte postale de Florence parfaitement cadrée, ni une tour penchée vue mille fois sur Instagram. C’est un bol de pasta fumante posé sur une table en bois, les enfants encore en maillot de bain, les cheveux qui sentent le chlore et le soleil qui se couche derrière les collines. On venait de terminer notre première vraie journée de road trip en Toscane en famille, et on s’est dit : « Ok, c’est exactement pour ça qu’on est venus. »
On avait lu des itinéraires parfaits, ceux qui promettent de visiter la Toscane en 7 jours en cochant toutes les cases : Florence, Pise, Sienne, San Gimignano, Chianti, Val d’Orcia… Sur le papier, tout tenait. Dans la vraie vie, avec deux enfants, ce programme relevait plutôt du marathon. Alors on a simplifié, raccourci, allégé. On a gardé quelques villes qui nous faisaient rêver, on a mis l’accent sur la campagne et on a choisi un agriturismo comme camp de base, avec une seule obsession : que cette semaine façonne notre manière à nous de visiter la Toscane en 7 jours avec des enfants, et pas un planning de visites minuté.
En 7 jours, notre Toscane à nous
- Des journées pensées au rythme des enfants, avec au moins un moment “rien au programme”.
- Un vrai mix villes & collines : Florence et Sienne, mais aussi les routes bordées de cyprès du Val d’Orcia.
- Un seul changement de base ou deux maximum, pour éviter de refaire les valises tous les soirs.
Ce récit est celui d’une semaine où on a parfois raté nos timings, où on a fui une place en plein après-midi parce qu’il faisait trop chaud, où on a renoncé à un musée pour une session de sauts dans la piscine. Une semaine où les enfants ont déclaré qu’ils ne voulaient plus jamais partir d’Italie, malgré les kilomètres en voiture et les ruelles pavées qui fatiguent les petites jambes. Une semaine qui ne prétend pas être l’itinéraire parfait pour tout le monde, mais qui pourra t’aider à dessiner le tien, si toi aussi tu te demandes comment apprivoiser la Toscane en sept jours avec des enfants sans y laisser ta patience… ni ton plaisir.
Combien de jours pour visiter la Toscane en famille ?
Avant de réserver nos billets, on a longtemps tourné autour de cette question : combien de jours faut-il pour profiter de la Toscane sans avoir l’impression de passer son temps en voiture ? On voyait passer des week-ends express à Florence, des circuits de dix jours très complets, des listes d’“incontournables” à rallonge. Sur le papier, tout donnait envie. Mais on savait aussi qu’avec deux enfants, chaque changement d’hébergement, chaque heure de route en plus, se paierait en fatigue (et en négociations de fin de journée).
Avec du recul, sept jours nous ont paru être un vrai bon compromis. En moins d’une semaine, on aurait dû faire des choix très serrés : soit la ville, soit la campagne. Au-delà de dix jours, on se serait retrouvés à allonger les trajets ou à multiplier les étapes, ce qui va à l’encontre de la façon dont on aime voyager avec des enfants. En sept jours, on a pu garder :
- une première base près d’une grande ville pour sentir tout de suite le “pouls” de la Toscane,
- quelques journées au vert dans les collines, sans autre obligation que de choisir entre piscine et balade,
- un ou deux villages médiévaux qui donnent l’impression de remonter le temps.
Est-ce qu’on voit “toute” la Toscane en sept jours ? Non, clairement. Mais on a largement de quoi tomber amoureux de la région, sans courir et sans sacrifier les temps morts qui font du bien à tout le monde. Et si tu te demandes si c’est jouable avec des enfants, la réponse est oui : à condition de ne pas chercher à tout faire entrer dans l’itinéraire, d’accepter que certaines cases restent volontairement décochées, et de ne pas se sentir obligé de suivre un circuit tout prêt où chaque heure est déjà décidée pour toi.
Où se baser pour visiter la Toscane en 7 jours avec enfants ?
Une des décisions qui a le plus influencé notre voyage, ce n’est pas tant la liste des villes que nous voulions voir que le choix de nos bases pour explorer la Toscane. On savait qu’on ne voulait pas refaire les valises tous les soirs. On savait aussi qu’on voulait pouvoir dire aux enfants “on rentre à la maison” en parlant de notre hébergement, même pour une semaine. On est donc partis sur deux points de chute plutôt que sur un itinéraire en escargot qui change de toit chaque nuit.
Notre stratégie de bases en Toscane
- 2 nuits près d’une grande ville (type Florence ou dans un village accessible en bus/train) pour les premières découvertes urbaines.
- 4 à 5 nuits en campagne, dans un agriturismo au cœur des collines, pour rayonner vers Sienne, les villages médiévaux et le Val d’Orcia.
Concrètement, ça veut dire que tu peux très bien arriver à Pise ou Florence en avion ou en train, passer une première ou une deuxième nuit à proximité, puis filer vers une base plus rurale. Depuis la campagne, on atteint facilement des villes comme Sienne, San Gimignano ou Volterra, tout en laissant aux enfants le temps de profiter de la piscine et des grands espaces entre deux excursions. Ce compromis nous a permis de garder le meilleur des deux mondes : les émotions des places italiennes et le calme des soirées à la ferme, sans avoir l’impression de vivre dans le coffre de la voiture.
Pour d’autres voyages, on a parfois fait l’inverse : partir d’une grande ville puis se poser plus longtemps dans un seul lieu, comme lors de notre séjour à Copenhague avec des enfants où le fait de rester dans le même quartier a tout changé à notre rythme. En Toscane, cette logique de “moins de changements, plus de profondeur” nous a encore une fois confortés : pour sept jours, deux bases bien choisies, c’est largement suffisant.
Que visiter en Toscane en 7 jours : notre itinéraire en famille
On ne va pas prétendre avoir trouvé le circuit parfait, mais cet itinéraire de 7 jours en Toscane a tenu une promesse simple : voir de belles choses sans exploser le compteur de kilomètres ni l’énergie des enfants. On a alterné grandes villes, villages médiévaux et collines, en gardant toujours dans un coin de la tête cette question : “Est-ce que ça vaut vraiment le coup d’y traîner deux petites paires de jambes ?”.
Jours 1–2 : Florence à petites doses avec les enfants
Pour nous, l’entrée en matière idéale, c’était Florence. Mais pas Florence version “tout cocher en 24 heures”. Plutôt une ville qu’on apprivoise en douceur, à hauteur d’enfant. On a commencé par la classique balade autour de la Piazza del Duomo, juste pour entendre les “wahou” devant la façade de Santa Maria del Fiore, sans forcément monter tout de suite au dôme. On a laissé les enfants tourner autour de la cathédrale, compter les couleurs des marbres, écouter les musiciens de rue.
On a ensuite traversé vers la Piazza della Signoria, regardé les statues comme on feuillette un livre d’images, puis rejoint le Ponte Vecchio en fin de journée, quand la lumière se fait plus douce. Au programme : une glace dans la main, le fleuve Arno qui coule au-dessous et, surtout, aucun programme serré. Le lendemain, on a gardé une seule “vraie” visite à l’agenda – par exemple une montée à un belvédère ou une courte visite familiale au Palazzo Vecchio – et le reste du temps, on l’a consacré aux places, aux parcs et aux détours improvisés.
On s’est rendu compte que ce qui transformait la visite, ce n’était pas de rajouter des lieux, mais d’oser en enlever. Plutôt que d’enchaîner musée sur musée, on a choisi de garder Florence comme une grande scène à ciel ouvert : un décor où l’on se promène, on s’assoit, on observe. C’est le même choix qui nous avait déjà sauvés lors de notre voyage au Canada en famille en été au Québec : mieux vaut quelques temps forts bien vécus qu’une liste d’adresses qu’on oublie aussitôt rentrés.
Jours 3–4 : Sienne et les collines du Val d’Orcia
En quittant Florence, on a pris la route pour Sienne, avec cette impression de glisser peu à peu vers la “carte postale” qu’on avait en tête. La première fois qu’on débouche sur la Piazza del Campo, avec les enfants qui s’élancent sur la pente comme sur une piste de toboggan, on comprend pourquoi cette place fait partie des grands coups de cœur de ceux qui reviennent de Toscane. On s’est offert une glace sur la terrasse, on a laissé les enfants s’asseoir par terre au milieu, et on a regardé la ville tourner autour de nous.
Plutôt que d’empiler les visites, on a choisi un seul point de vue – par exemple la montée au Facciatone ou une terrasse panoramique – et on a pris le temps. Le reste de la journée, on l’a gardé léger : ruelles, petites boutiques, une église entrouverte, une fontaine où les enfants trempent les doigts. Le lendemain, changement d’ambiance : direction les collines du Val d’Orcia, ces paysages ondulés ponctués de cyprès qu’on voit partout sur les photos. Route entre champs et petits villages comme Pienza ou Monticchiello, avec des arrêts photo dès qu’une allée de cyprès le long de la route panoramique SP146 nous faisait de l’œil.
Installés dans un hébergement en pleine campagne, on a alterné escapades vers des villages comme Pienza ou Monticchiello et longues heures à la piscine. Les enfants ont rapidement décidé que “la Toscane”, c’était autant les plongeons et les dîners en terrasse que les places médiévales. Et quelque part, on était assez d’accord avec eux : c’est ce mélange villes & collines, journées remplies & journées qui respirent, qui a donné à ce road trip sa vraie saveur.
Jour 5 : un village médiéval qui plaît aussi aux enfants
Pour cette cinquième journée, on avait une envie simple : offrir aux enfants un décor de conte médiéval, mais à taille humaine. On a longtemps hésité entre San Gimignano, avec ses tours qui percent le ciel au-dessus de la Piazza della Cisterna, et Volterra, plus discrète, moins prise d’assaut, où l’on passe la Porta all’Arco comme si on entrait dans un autre temps. Finalement, on a tranché en fonction de l’humeur du moment et de la météo : un village pour flâner, manger une bonne glace, se perdre dans les ruelles sans programme précis.
Dans ce genre de journée, on a remarqué que ce qui fonctionne le mieux avec les enfants, ce n’est pas d’aligner les “monuments incontournables”, mais de leur donner un prétexte pour s’approprier le lieu. Compter le nombre de tours, chercher le blason le plus étrange sur les murs, élire la “meilleure gelato” de la journée, inventer une histoire pour chaque porte ou chaque fenêtre. On passe vite d’un guide touristique un peu froid à un grand terrain de jeu historique où chacun trouve sa place.
En pratique, on a limité le temps sur place à quelques heures : une arrivée en fin de matinée, un déjeuner simple, une promenade digestive dans les ruelles et une glace en guise de récompense avant de reprendre la route. Juste assez pour que les enfants aient l’impression d’avoir “vu une vraie ville de chevaliers”, pas assez pour que la fatigue ou l’ennui s’installent. En Toscane, on a appris que ce n’est pas la quantité de lieux cochés qui compte, mais la façon dont on les vit, surtout avec des petites jambes à suivre.
Jours 6–7 : finir en douceur entre campagne, piscine et derniers couchers de soleil
Pour les deux derniers jours, on a tout fait pour résister à la tentation de rajouter encore une ville au programme. Pas de nouvelle grande étape, pas de détour ambitieux : juste l’envie de laisser la Toscane se déposer en nous, tranquillement. On est restés dans notre base de campagne, à alterner baignades, petites balades dans les environs et moments de rien du tout à regarder la lumière changer sur les collines.
Ces journées-là n’ont rien de spectaculaire sur le papier, mais ce sont celles que les enfants citent le plus souvent quand on reparle du voyage. Les plongeons répétés dans la piscine, les parties de cartes sur la terrasse, les discussions à table pendant que le ciel tourne à l’orange et que les cyprès se découpent en ombres chinoises. Pour nous aussi, c’était une façon de refermer la parenthèse doucement, sans sprint final, en ayant le sentiment de quitter la Toscane en la connaissant un peu mieux, et pas seulement en ayant vu son “best of”.
C’est une logique qu’on a retrouvée dans d’autres voyages en famille : garder la fin du séjour comme un sas de décompression, plutôt que comme un dernier tour de manège où l’on veut tout rajouter. Ici, ça a pris la forme de ces deux jours au ralenti, où l’on a préféré dire “on reviendra” plutôt que “on a tout fait”. Et honnêtement, terminer la journée les pieds nus sur les dalles tièdes, un verre posé sur la rambarde et les enfants qui rigolent encore dans la pénombre, ça vaut bien quelques cases en moins sur la to-do list des “10 choses incontournables”.
Dormir en Toscane en famille : agriturismo, hôtels, que choisir ?
Avant de partir, on avait une image un peu floue de l’agriturismo en Toscane. On imaginait une ferme vaguement rustique, quelques chambres et des produits locaux au petit-déjeuner. Sur place, on a découvert bien plus que ça : un mélange de maison d’hôtes, de petite exploitation et de refuge pour familles en quête de calme. Pour un voyage comme celui-ci, c’est clairement ce format qui a fait la différence entre une semaine “juste jolie” et une semaine où on s’est vraiment sentis chez nous.
Concrètement, un agriturismo, c’est souvent :
- des chambres ou appartements au milieu des champs et des vignes,
- une piscine qui devient le QG officiel des enfants,
- un restaurant ou une table d’hôtes sur place, qui évite de reprendre la voiture le soir,
- un rythme de vie plus lent, où l’on croise le propriétaire qui revient des vignes, les chats qui dorment sur le muret, les voisins qui rentrent les bottes de foin.
On a aussi regardé les hôtels de ville et les locations plus classiques, mais pour cette semaine en Toscane, l’agriturismo cochait toutes nos cases : les enfants pouvaient se défouler dehors après une visite, on n’avait pas à négocier un restaurant différent chaque soir, et nous, on récupérait autour d’un verre en regardant le soleil descendre sur les collines. C’est un peu le même rôle que jouait notre camp de base lors de notre surf trip au Maroc en hiver : un lieu qui ne sert pas seulement à dormir, mais qui devient un personnage à part entière du voyage.
Pour choisir, on a privilégié quelques critères simples : une piscine entourée d’un minimum d’ombre, une situation permettant de rejoindre Sienne ou les villages du Val d’Orcia sans trop d’heures de route, et des avis qui mentionnaient clairement l’accueil des enfants. Le reste – la déco, les petites imperfections, les portes qui grincent un peu – a finalement compté bien moins que la sensation de rentrer “à la maison” après chaque journée sur les routes toscanes.
Ce qu’on ne referait pas en Toscane avec des enfants
Sur le papier, notre itinéraire tenait bien la route. Sur place, on s’est quand même pris quelques murs – de chaleur, de fatigue, et parfois d’enthousiasme un peu trop ambitieux. Plutôt que de les cacher, on préfère les poser ici, noir sur blanc. Ce sont ces petits ajustements-là qui, la prochaine fois, rendront le voyage encore plus fluide.
La première erreur, ça a été de vouloir concentrer trop de choses sur une même journée de visite en ville. Une grosse matinée à arpenter Florence, un déjeuner en terrasse, encore quelques heures à marcher sous le soleil… et des enfants qui traînent les pieds, alors qu’on n’a même pas attaqué le programme de l’après-midi. Si c’était à refaire, on découperait la ville en deux demi-journées, en gardant chaque fois une sortie “bonus” (parc, glace, manège) comme carotte pour tout le monde.
On a aussi testé la visite d’une place en plein milieu d’après-midi, en plein été, parce que “c’est maintenant ou jamais”. Mauvaise idée. On se retrouve à chercher l’ombre plus que les jolis points de vue, à surveiller les signes de coup de chaud plus que l’architecture. Désormais, on a une règle simple : entre 13h et 16h, on privilégie piscine, sieste, jeux au frais et gelato à portée de main. La Toscane est bien plus belle quand on n’a pas la sensation de fondre sur le pavé.
Dernier piège : sous-estimer les temps de trajet, surtout sur les routes qui tournent. Une heure sur la carte peut rapidement se transformer en 1h30 avec pauses, bouchons à l’entrée des villes et “je me sens un peu barbouillé” sur le siège arrière. Là aussi, on a appris à viser plus court, ou à accepter qu’un jour de route soit un jour “light” côté visites. C’est une leçon qu’on aurait bien aimé apprendre plus tôt, autant ici que lors de notre voyage à Hong Kong en 4 jours, où on s’était déjà rendu compte qu’un bon itinéraire, c’est d’abord celui qu’on vit bien.
Budget pour 7 jours en Toscane en famille : nos ordres de grandeur
Parler budget, ce n’est pas la partie la plus poétique d’un récit de voyage, mais c’est souvent celle qu’on cherche en premier quand on commence à rêver tout haut. Voici donc, à grands traits, ce que cette semaine de road trip en Toscane en famille nous a réellement coûté, en gardant en tête que les montants varient selon la saison, le niveau de confort et l’anticipation des réservations.
| Poste de dépense | Ordre de grandeur pour 7 jours (2 adultes, 2 enfants) |
|---|---|
| Transport (vols ou train + location de voiture) | Environ 600 € à 1 000 € pour les trajets aller-retour, plus 350 € à 500 € pour 7 jours de location de voiture avec assurance. |
| Hébergements | Entre 900 € et 1 400 € pour 7 nuits, selon la saison, le type d’agriturismo et la vue (compte souvent 130–200 € la nuit en famille). |
| Repas | Autour de 450 € à 650 € sur la semaine, en alternant trattorias, pizzas, glaces et quelques pique-niques. |
| Activités & visites | Environ 150 € à 250 € (belvédères, parkings payants, entrées d’églises ou musées, éventuel parc ou activité ponctuelle). |
| Petits plus | Prévoir 100 € à 200 € pour les glaces imprévues, souvenirs, cafés en terrasse et petits extras du quotidien. |
Ce tableau n’a pas vocation à être une grille tarifaire figée, mais plutôt une base pour te projeter. Ce qui a le plus pesé dans notre budget, ce ne sont pas les glaces ni les visites, mais le choix du type d’hébergement et la période. Un agriturismo avec piscine en plein été coûtera logiquement plus cher qu’une chambre simple au printemps, mais il t’évitera aussi de multiplier les sorties payantes pour occuper les enfants.
On a aussi constaté qu’en Toscane, on peut facilement faire baisser la note en jouant sur quelques curseurs : privilégier les déjeuners simples et les pique-niques dans les villages plutôt que les gros dîners, regrouper certaines visites sur une même journée pour optimiser les parkings payants, réserver la voiture suffisamment tôt pour éviter les mauvaises surprises. Une chose est sûre : une fois sur place, ce qui reste, ce ne sont pas les colonnes de chiffres, mais les couchers de soleil, les éclats de rire à la piscine et le goût du premier gelato mangé sur une place médiévale.
Infos pratiques pour un road trip en Toscane avec enfants
Une fois l’itinéraire rêvé et les hébergements réservés, restent toutes ces petites questions qui peuvent faire basculer une journée du côté “fluide” ou du côté “galère”. Combien de temps entre deux étapes ? Voiture ou train ? À quelles heures bouger avec les enfants pour éviter de transformer chaque trajet en épreuve de patience ? Voici ce qui nous a vraiment aidés sur le terrain.
Les trajets en voiture, version réaliste
- Florence – Sienne : prévoir environ 1h15, un peu plus en haute saison à l’approche des villes.
- Sienne – Val d’Orcia : 45 minutes à 1h selon le village où tu dors.
- Val d’Orcia – villages médiévaux : souvent 30 à 40 minutes par trajet, mais les routes en lacets incitent à rouler doucement.
Avec des enfants, on a vite compris qu’il fallait considérer ces temps comme des minimums et toujours prévoir une marge. On a pris l’habitude de rouler plutôt en fin de matinée ou en fin d’après-midi : ventre plein, un peu de fatigue, paysage qui défile… les conditions parfaites pour une sieste improvisée à l’arrière. En revanche, on a évité autant que possible les grands trajets en tout début ou toute fin de journée, quand tout le monde est encore excité ou déjà épuisé.
Côté ville, la voiture peut vite devenir un fardeau : parkings pleins, ZTL (zones à trafic limité) dans les centres historiques, rues étroites. Dès que c’était possible, on se garait un peu en dehors et on acceptait de marcher dix minutes de plus. Mieux vaut une petite marche d’approche que vingt minutes à tourner en rond à quatre dans l’habitacle. Et certains jours, on a choisi de ne tout simplement pas bouger du tout : la Toscane se prête très bien aux journées où l’on ne dépasse pas le portail de l’agriturismo.
La question du train revient souvent, et pour cause : l’idée de laisser la voiture au parking et de rejoindre les villes en ferroviaire est séduisante. Oui, il est tout à fait possible de visiter la Toscane en train sur certaines portions : des villes comme Florence, Pise, Sienne ou Lucques sont bien reliées entre elles, parfois en moins d’1h30 de trajet. Pour un séjour 100 % urbain, c’est même une option très confortable. Pour un road trip qui mise vraiment sur les collines, les agriturismi perdus et les petites routes panoramiques, la voiture reste pourtant notre alliée principale.
Enfin, il y a la chaleur. L’été, les villes toscanes peuvent vite se transformer en four, surtout en milieu de journée. On a donc calé notre organisation sur un rythme très simple : visites en matinée, retour à la mi-journée pour déjeuner et se poser, ressortie éventuelle en fin d’après-midi. C’est un schéma qu’on a aussi appliqué ailleurs, comme lors de notre réflexion sur quand partir au Costa Rica : adapter son tempo à la météo, ce n’est pas un détail, c’est ce qui fait souvent la différence entre subir une destination et la savourer.
Questions fréquentes sur un voyage en Toscane en famille
En préparant ce séjour, on s’est posé beaucoup de questions, et on a lu au passage celles de dizaines d’autres familles. Voici quelques réponses rapides aux interrogations qui reviennent le plus souvent quand on parle de Toscane avec des enfants.
Quelle est la plus belle partie de la Toscane pour un voyage en famille ?
Si on ne devait en garder qu’une, ce serait sans doute les collines du Val d’Orcia et leurs villages perchés. C’est là qu’on a trouvé le mélange idéal entre paysages de carte postale, routes agréables à rouler et ambiance suffisamment calme pour que les enfants puissent courir, observer, s’ennuyer un peu, bref, vivre à leur rythme.
Quelle est la meilleure période pour visiter la Toscane avec des enfants ?
Le printemps (avril–mai) et le début de l’automne (septembre–début octobre) sont, selon nous, les moments les plus doux : températures agréables, lumière magnifique, foule plus gérable. L’été reste possible, mais demande d’accepter un rythme très découpé, avec des heures centrales dédiées à la piscine, aux siestes et aux glaces à l’ombre.
Peut-on visiter la Toscane en train avec des enfants ?
Oui, pour un itinéraire centré sur les grandes villes, c’est même une très bonne option : Florence, Pise, Lucques ou Sienne sont accessibles en train, avec des trajets relativement courts. Dès que l’on veut explorer les collines, les agriturismi et les petites routes panoramiques, la voiture reprend toutefois l’avantage, surtout avec des enfants et des bagages.
Pise est-elle un bon point de départ pour visiter la Toscane ?
Pise peut être un excellent point d’entrée pratique grâce à son aéroport et à son célèbre campanile, surtout si tu arrives en avion. Pour un séjour de sept jours, on la voit plutôt comme une courte étape (une nuit, une demi-journée de visite) que comme une base principale : l’essentiel de ce qui nous a marqués se trouvait davantage du côté de Florence, de Sienne et des collines.

